Si Untel se demande toujours pourquoi le piratage est si courant et dur à contrer, j'accepte de lui offrir deux théories comme justification :
- Beaucoup n'aime pas donner de l'argent aux artistes qui en ont trop ;
- D'autres, ou les mêmes, ne veulent pas risquer d'acheter l'album d'un inconnu de peur de regretter leur achat.
Mais les inconnus, on ne les joue pas dans les médias. Ici, à Montréal-média, on aime mieux la gentillesse et des chansons à l'eau de rose posées sur des rythmes qui se veulent "tough". L'après gala de Relève en Folie, c'était exactement ça.
À notre arrivée, Empire Isis nous projette dans son univers musical, à l'intérieur duquel je ne me suis pas sentie chez moi. Un cocktail à saveur reggae, sca, rock, un soupçon de sons électroniques car c'est la vague du moment, mais dont l'ingrédient principal était le Pop. Jusque là ça va, bienque le costume rasta et l'accent m'ont embrouillée. D'ailleurs je n'ai pas compris le pourquoi de la chose. Il faut par contre lui donner la présence sur scène qui ne laisse aucun doute sur son confort et son talent d'entertaineuse.
Money Makers, un groupe RnB et rap bilingue, nous a présenté un dillué du hip hop mainstream américain. L'énergie était au rendez-vous, les rythmes aussi. Ils sont propres et lisses, mais aussi calculés dans leur jeu. C'est du déjà vu et aussi de l'abus. Ils ont su garder l'intérêt du publique et on franchement tout donné, mais pour moi ça demeure du rap gentil qui m'a pas fait lever un seul poil des bras.
S'en est suivi d'une performance danse hip hop dirigée par la chorégraphe Goldy Locks. Un groupe de jeunes enthousiastes, attachants et… gentils. Les goûts sont bien sûr dans la nature, et la musique saute d'humeur d'une chanson à l'autre.
Personnellement je peux parfois être une racaille qui aime le cru, la douleur et l'inconfort. Je n'ai peut-être rien ressenti, mais une chose est sûre, je ne serai pas servie de si tôt. Peut-être que je devrais tout simplement m'adoucir un peu…
KaYrah our incredible host.